Mon histoire vécue

Je ne sais pas si je devrais avoir honte de raconter mon histoire,
je décide par expérience de vous la raconter
pour ne pas que cela arrive à votre enfant.
Sachez que je n'ai pas demandé à vivre tout cela.
A vrai dire, je n'ai pas sollicité non plus à être sur terre pour vivre cela.
Voici mon histoire en bref. J'étais d'une famille de six enfants,
deux soeurs et trois frères, le plus petit ayant une vie paisible.
Les seuls moments où nous étions heureux, "c'était en la présence de notre père".
Une fois qu'il était absent, l'enfer commençait.
Notre bourreau était là à nous épier. Le bourreau, c'était ma mère.
Comment pourrais-je l'appeler différemment qu'un bourreau ?
Pour moi, cette personne n'est pas ma mère et ne l'a jamais été.
Je ne l'accepte pas et jamais je ne l'accepterai.
Je n'ai pas peur de dire que je la hais,
je ne vais pas dire que je l'aime, ce serait un mensonge.
De mes frères et soeurs, deux sont devenus handicapés mentaux
à force de leur taper dessus. Je ne vous raconte pas les détails,
je vous laisse imaginer comment on peut battre des enfants.
Il y a eu de tout jusqu'à l'inceste.
On n'osait même pas caresser le chien, il se faisait battre.
Combien a-t-elle tuer de chiens ?
Je sais qu'elle en a tué à force de les avoir battus.
Une caresse au chien était sa mort. Elle volait ses propres enfants.
Je me souviens qu'elle m'avait montré la photo de ma marraine
et sa parole a été : "Jamais plus tu ne reverras ta marraine".
En effet, je ne l'ai plus revue depuis. Pourquoi faisait-elle ça ?
Je me suis toujours demandée le pourquoi et en grandissant,
j'ai compris le comment. La jalousie détruit beaucoup de chose.
J'ai bien réfléchi, la cause venait de notre père,
car avec lui on était heureux. Comment être heureuse avec un bourreau qui bat ses enfants ?
Désolée, pas possible et de là, on montre notre préférence.
Après cela, nous avons quitté cet enfer pour aller dans un autre abîme.
La dernière fois que j'ai eu affaire au tortionnaire,
c'est quand elle a mis une tartine entière dans la bouche de ma soeur
qu'elle a failli tuer d'étouffement. J'ai pris la défense de ma soeur, je me suis interposée.
Ce que je n'ai pas trouvé juste, c'est que le juge m'a punie
d'avoir sauvé ma soeur. C'est de l'injustice dont je parle ?
Qui était la victime ? Le tortionnaire ou ma soeur ?
Aussi, à l'heure actuelle, j'en veux à ma soeur
car elle a pardonné à notre bourreau. Moi non, je ne peux pas pardonner
quand cela vient d'une personne qui m'a mise au monde
et qui ose faire du mal à ses propres enfants.
A l'âge de mes 9 ans, mes frères et soeurs
étions placés dans un home (Centre pour enfants).
Pour ce qui était de l'éducation, et bien c'était vraiment nul.
On n'a rien appris de plus. Les éducateurs, les assistants sociaux
ainsi que les psychologues, ils venaient pour leur salaire,
le reste ils s'en foutaient. Quand on avait un problème,
on ne pouvait pas parler. De ce que ma mère faisait,
c'était resté en moi et ce qui m'est arrivé
par la suite dans le home était demeuré en moi.
Jamais je n'ai pu parler, je n'avais pas eu l'appui,
ni une aide nécessaire de qui que ce soit.
A qui me confier ? Dans ce cas, j'ai tout gardé en moi.
A 13 ans, j'ai eu affaire à un pédophile et à mes 14 ans, j'ai été violée.
A ce moment-là, j'avais honte maintenant,
je n'ai plus honte car je sais que je ne suis pas responsable
de ce que l'on a pu me faire subir.
J'ai pu en parler seulement à l'âge de mes 35 ans
et bien quand j'en parle, ça me fait du bien d'en converser.
Pourquoi devrais-je avoir honte ? Je n'ai pas demandé d'être mise au monde,
je n'ai pas sollicité à vivre cela. Je n'ai rien à me reprocher.
A l'heure actuelle, je vis avec mon histoire,
je n'oublie pas car on ne peut pas oublier, tout cela est classée dans un coin de ma tête.
Voilà mon histoire plus ou moins,
je n'ai pas pu tout raconter cela aurait été trop long, j'ai abrégé.
Pourquoi vous avoir raconté ça ? Ce n'est pas difficile à comprendre.
C'est pour vous mettre en garde, vous les parents qui avez des enfants.
Si vous voyez votre enfant changer de comportement,
s'il devient révoltant ou un signe de nervosité pas normal,
c'est que votre enfant a un problème qu'il ne sait pas dire.
Essayer de le faire parler par douceur non par la force,
montrez-lui votre confiance, ne le brusquez pas, vous le bloquerez.
Il faut que l'enfant parle avant son âge d'adolescence.
S'il ne parle pas, il ne vivra pas sa vie comme il l'aurait voulu, je le sais par expérience.
Sachez pour moi que les bourreaux d'enfants et pédophiles
ne sont pas malades comme certains le prétendent.
C'est faux, ils sont responsables de leurs actes et ils savent très bien ce qu'ils font.
Jamais je ne pardonnerai ce genre de personne.
A toi le pédophile, ne t'avise jamais de toucher à mon enfant si un jour j'en ai un.
Je n'attendrai pas la justice, c'est moi qui te tuerai de mes propres mains.
Toujours, je serai derrière toi à te pourchasser, à vrai dire, je serai ton cauchemar.
Je tiens aussi à dire que les enfants de home ne demandent pas de pitié,
ils demandent qu'on les comprennent, qu'on les traite comme tout le monde.
Ils demandent tout comme chaque enfant, un peu d'amour, de la tendresse.
Pas des critiques comme j'en ai entendu en étant dans un home.
Sachez que l'enfant n'a pas demandé à être mis dans cet endroit-là,
les responsables que vous devez critiquer sont en fait les parents,
et non pas les enfants.
Un enfant n'est pas un jouet, il est votre sang et votre propre chair.
Aimez-le de tout votre coeur.

Sonia

Merci au site italia159980284 pour la signature

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